Là où va l’indien…
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Après une trêve hivernale de presque un mois pour diverses raison mon blog est de nouveaux en activité et reprend un peu de couleurs.
Les deux semaines de vacances dans le sud de l’inde ont été bien reposantes comme peuvent en témoigner les photos. Je vous suggère de regarder attentivement ces 7 derniers albums photos et de prendre du bon temps sur mon blog…
A bientôt!
Ooty est une station balnéaire de montagne qui permet de s’initier à des activités diverses et variées : du pedalo sur le lac, des randos à cheval ou à pieds. Je me suis donc laissé guider à pieds dans les Nilgiri (montagnes locales). Là j’y ai fait des rencontres étranges. Après quelques mètres j’y ai rencontré des amis : Monsieur Champigon Hallu et madame Wuide. Que de rencontre effemères laissées en chemin.
Après avoir laissé de côté mes amis à usage unique, j’ai erré à flan de colline pour me retrouver au millieude platations de Thé. Le paysage était grandiose. Une légère brume recouvrait la plantation rendant l’espace désert et dénué de vie. Rapidement ce brouillard de disipait pour laisser place à de vastes étendues d’arbustes d’un vert éclatant perchés à flan de colline eu milieu desquels se trouvait le petit village de cueilleurs.
Après des heures de marche,une pause déjeuner, et quelques gouttes de pluie, nous avons atterri dans un village tribal pour partager le thé de lait de buffle avec ses habitants.
Départ 7H pour un voyage d’anthologie à bord d’un petit train à vapeur. Les trains à crémaillère indien ne valent pas notre TMB national mais sont tout aussi pittoresques et beaucoup plus spectaculaires. Après 5h de montée à flan de montagne à travers de ravissantes plantations de Thé nous arrivons à Ooty (à prononcer « outy »). Temps splendide qui en montagne se couvre vite et laisse place à de gros nuages menaçant et pluvieux.

Le marché Tibétain d’Ooty, vaste blague du guide du Routard. Il sont parfois un peu à prendre au second degré mais ça on ne s’en rend compte que sur place… Marché Tibétain = marché Indien avec des vendeur tibétains. Rien de bien très local en somme.
Les marchés indien sont très surprenant et celui d’Ooty en fait partie. Beaucoup d’étalages identiques mais tous disposés avec une précision incroyable. des étales très colorées et très fournies.

Ooty, on trouve toutes sortes de choses. Des vêtements chauds (rare en Inde), des magasins de sports, des bonnets (aussi rare), des vêtements moins chauds (moins rare), un magazin « la foirefouille » local, du thé, du chocolat… C’est un peu la caisse à Outs indienne.
Après une longue absence sur mon blog me revoilà enfin et en pleine forme.
Ces absences à répétition sont duent au fait qu’ici nous n’avons pas la même notion du travail. Toute occasion est bonne pour avoir des séminaires, des conférences au lieu de cours. C’est ce qui s’est produit la semaine dernière et nous découvrions avec surprise après s’être sagement levés que nous n’avions évidement pas cours.
En rentrant ce matin d’un petit week end prolongé dans les montagnes indiennes (arrivée d’un nouveau post imminent…) j’ai appris que l’école organisait un festival de Geek « Aarush 08″ (Geek = autiste informatique) sur trois jour regroupant des compétitions informatiques diverses et variées. Il ne fallait pas manquer le coup et l’occasion était encore bonne pour nous faire manquer tous les après midis de cours jusqu’à la fin de la semaine. Que demande le peuple?
Après s’est fini je vous le promet, je vais rentrer malheureusement dans des periodes de test. C’est balot de ne plus pouvoir manquer des cours et partir en week end anticipé.
Une semaine de cours se termine et la fatigue est bien réelle. Que de cours intensifs, d’activités sur le campus, de sport et d’excursions inutiles et infructueuses sur Chennai pour tenter de récupérer des places de théâtre et de train.
Sans places de train pour partir en week-end, ce sera direction Chennai. Au fond elle est peut etre sympa cette ville.
Vendredi soir, une soirée entre expat’ est organisée à Eliott Beach (Chennai). Une bonne occasion pour rencontrer de nouvelles personnes. Un autre point positif de cette soirée est que les retours en taxis seront désormais assurés par Rajesh, notre chauffeur officiel qui à une qualité non négligeable : celle d’être sympa pour une fois.
Samedi a surement été la journée la plus loose de l’année. Au programme : sieste, ordinateur, leçon de poker by Guillaume, déjeuner, diner et dodo !!!
Dimanche a été une journée un peu plus éprouvante. Nous sommes partis à Mahabalipuram pour la journée sous un soleil radieux pour profiter de la plage, des vagues et du beau temps. Plusieurs heures de baignade dans les vagues entrecoupées d’un arrêt déjeuner dans un restaurant de poisson (mon dieu que ça fait du bien !) et de pauses bières (ça rafraichit un max !). Après un diner dans le restaurant Gaulois de la ville, nous avons pris le chemin du retour vers 20h pour retrouver notre tendre résidence. Une journée intense et pleine de bonheur.
Une heure à peine sépare Gingee de Tiruvanamalai.
A peine arrivé à Tiruvanamalai, je me rends compte qu’une agitation peu particulière anime le centre de la ville et plus particulièrement son temple. En me renseignant, j’apprends que près d’un demi-million de personnes sont attendus ce soir dans cette petite ville du fin fond du Tamil Nadu. Ce soir est un soir de pleine lune et à chaque cycle lunaire, un grand pèlerinage est organisé. Les pèlerins viennent de tous le Tamil Nadu et même des provinces voisines pour venir prier dans un des plus grands temples d’inde, la déesse Shiva.
Après une rapide installation à l’hôtel qui en avait d’ailleurs profité pour doubler ses prix (réalité ou attrape touriste ?), je suis partis en direction du temple pour en ressentir l’atmosphère si particulière. Un spectacle unique s’offrait à moi. Après avoir pénétré dans l’enceinte du temple et pris soins de laisser à l’entrée mes chaussures, j’ai entamé une procession interminable à l’intérieur du temple. Le Indous entretiennent des feux en l’honneur de leurs dieux grâce à des « allume feu » (bonjour l’odeur !) en récitant tous types de prières, se mettant à plat ventre et levant les mains au dessus de leurs têtes. En pénétrant dans l’antre du temple, et après une marche de quasiment 1h30, je me suis retrouvé nez à nez avec la déesse à côté d’indien illuminés et tous marqués d’un point rouge et d’une de traits blancs.
Vous pouvez consulter la page dédiée spécialement à la religion (coming soon !)
La marche pied nu, ça creuse ! Ça tombe bien, ils indiquent un petit resto sympa dans le Lonely Planet : « la Mana Café ». En route pour le restaurant non végétarien de la ville. Ça a l’air de rien comme ça mais pour nous ça peut compter énormément, croyez moi ! Après 3/4 heure de recherche intensive, 3 tentatives d’arnaques de Rickshaws, on en a déduit que le Mana Café n’existait plus. C’est à partir de là qu’un pan entier s’effondre autour de soi et que le moral peu passer de 100 à 0 en 10 secondes ! Finalement le restaurant non végétarien d’un hôtel nous comblera tout autant mais l’instant d’une minute je me voyais encore et toujours manger du riz blanc accompagné de sauces épicées.
Objectif du dimanche matin : gravir la montagne surplombant la ville pour obtenir un panorama et apercevoir le temple dans son ensemble. Très vite, après avoir traversé un quartier de la ville menant au sentier, un garçon nous suit et semble vouloir nous servir de guide. Il nous conduit donc sur un sentier rocailleux et sinueux à travers la montagne. Rapidement nous nous retrouvons suffisamment haut pour apercevoir Tiruvanamalai et son temple majestueux. Mais il faut encore grimpé si l’on veut être entièrement satisfait de notre effort. Je me rends compte que le soleil tape très fort et qu’il est pas loin de midi. L’heure fatidique approche et continuer de grimper sous ce cagnard n’est plus possible. Une pose à l’ombre nous convaincra d’entamer notre descente. Un petit sentier sinueux nous guide lentement vers un petit temple de méditation. En chemin nous croisons des petites grottes d’ermites. Notre petit guide, très sympa et se débrouillant bien en anglais, nous fait achever notre périple chez lui où nous prenons une photo avec sa famille. Au moment des séparations nous lui donnons généreusement 250 Roupies pour le remercier pensant qu’il n’attendait rien en retour. Malheureusement il nous réclame vite 100 Roupies par personne, c’est-à-dire le double de ce que nous lui offrions au départ. Quelle désillusion ! Ce n’est pas particulièrement pour l’argent mais plus pour sa façon de nous avoir réclamé des sous que nous restons surpris. Enfin, mine de rien nous avons été très content de partager un petit bout de chemin avec lui et si ce petit rien pour nous peut permettre à lui et à sa famille de mieux vivre, nous ne lui avons certainement pas refusé.
Après avoir récupéré nos sacs à l’hôtel et déjeuné un morceau, nous nous sommes dirigé vers le gare routière pour prendre le bus qui nous ramènerait à SRM University. Après plus d’une heure d’attente nous arrivons enfin à rentrer dans le bus que nous avions réservé et qui nous offrait des places assises!
A l’arrivée un petit avant goût de mousson nous attendait. A peine sortit du bus, qu’un rideau d’eau s’abat sur nos têtes et en dix minutes, le temps de rentrer à la résidence, nous étions trempés jusqu’aux os. Ça promet pour la suite !
« Si vous prenez le bus depuis Chennai en direction de Tiruvanamalai, arrêtez vous absolument à Gingee. » (Phrase pas tirée du Routard mais qui pourrait bien y figurer!)
C’est ce que j’ai fait ce we du 15 Août et je ne suis pas déçu de cette petite étape.
En Inde, le 15 Août n’est pas une fête religieuse comme en France mais c’est aussi un jour férié. Pour cause : « la fête nationale ». Le 15 août 1947, l’Inde et le Pakistan deviennent officiellement indépendants.
Pour plus d’informations Rendez-vous dans la rubrique « Infos Pratiques ».
« Qui dit fête nationale dit jour férié, qui dit jour férié le vendredi dit week-end prolongé et qui dit week-end prolongé dit beaucoup de monde dans les trains. »
Proverbe indien dont la traduction serait bien celle ci :

Mon week-end initialement prévu à Trichy et Tanjore à donc été par la force des choses annulé et bien évidement reporté à plus tard. J’ai donc profité du vendredi 15 Août pour partir en week-end, mais en bus cette fois ci.
Le bus est un moyen de locomotion plus cher que le train mais à un avantage c’est que lorsqu’on organise un week-end au dernier moment, comme c’était le cas, on à pas besoin de réserver. L’inconvenant c’est que l’on peut passer plus de trois heure debout, sans même pouvoir bouger le petit doigt de pied, tellement il y a de monde.
Après 3h30 de bus, je pose le pied à Gingee, petite ville à peine décrite dans le Routard et inexistante dans le Lonely Planet. Une rue principale très animée : grouillant de monde le jour et moins fréquentée la nuit. Je décide de poser mes valises dans un petit hôtel, recommandé par le routard, dans la rue principale. Chambres confortables et propres avec salle de bain, Tv, ventilateurs…et en plus pas cher. Malheureusement on regrette rapidement la nuit avec une attaque de moustiques sans précédent faisant en tout plusieurs victimes : deux pieds, une cuisse, un sourcil et un avant bras !
Après un petit festin au restaurant Veg (Végétarien) de l’hôtel, location de vélos pour partir à la découverte des forts situés à 2km du centre ville. La route reste pleine d’embuches : vaches, auto-rickshaws, voitures, motos et autres vélos.
Arrivé sur le site du fort, je confie mon vélo à un gardien (moyennant 3 Rps) et entame la longue ascension d’une succession d’escaliers emmenant au sommet du temple. Après près de 3L de sueur versée et quelques gorgées d’eau minérale j’aperçois enfin le saint graal : un petit fort composé de plusieurs corps de bâtiment surplombe majestueusement la bruyante ville de Gingee.

Vers 17h, je reprends mon vélo pour me dirigé un peu plus loin dans la vallée pour approcher un deuxième fort, aux allures plus grandioses, mais malheureusement fermé à cause de la nuit approchant.
Après une nuit mouvementée à cause des moustiques, je décide de repartir à l’assaut du temple qui m’avais laissé sur ma fin la vaille au soir. Une fois le mur d’enceinte franchit, on aperçoit en contrebas d’une colline, où un chemin sinueux nous conduit à son sommet, une pelouse bien entretenue (rare pour la région) et quelques morceaux de ce qui devait être une forteresse. Une fois les centaines de marches gravies et les 40min de marche nous séparant du sommet, on accède par un petit pont en bois à une forteresse fièrement gardée par des canons, des tours de guets et une colonie de singes. Comme dans chacun de ses forts le roi Shivaji y avait construit un temple pour venir y prier en temps de guerre.

Après une journée et demie passée sur les terres du roi Shivaji, j’ai repris le bus et continué ma route en direction de Tiruvanamalai où une surprise de taille m’y attendait.
Très cher fan,
Visite ma toute dernière rubrique « Infos Pratiques » ainsi j’espère avoir vite de tes nouvelles. N’hésite pas à me contacter par mail ou encore par écrit.
Je t’embrasse très fort et à très bientôt.
Quelqu’un que tu admires tant…
Lorsque l’on vous parle d’indien, vous pensez rapidement aux indiens d’Amérique appelés plus communément les peaux rouges aux frasques si particulières : coiffes de plumes, peintures de guerre et tomawak.
Ou alors vous allez penser à Mimisiku du film « un indien dans la ville », fier ambassadeur des indiens d’Amazonie avec leur pagne, leurs longues sarbacanes et leurs plumes dans les cheveux.
Si vous cherchez dans vos pensées, les habitants des Indes s’appellent aussi des « Indiens » et alors il vous vient tout de suite en tête une image forte : celle de Mahatma Gandhi aux lunettes ronde et à la moustache si célèbre.
Pour reconnaître un Indien d’un Paki, il faut se fier à la moustache et un vrai local cela ressemble plutôt à ça :
Rassurez-vous cela ne fait que trois semaines que ça pousse et je ne sais pas si je vais arriver à la cheville de certains. Je tente quelque chose mais vais peut être craquer avant la fin parce que ca me donne vraiment un look rétro mais quelque peu local. Il fallait essayer!